search
top

Aéroport de Mandalay : un condensé de la Birmanie

Toutes les bonnes choses ont une fin, la première étape de notre voyage aussi… Parfois la dernière journée a peu d’intérêt parce qu’on a déjà un peu la tête à ce qui nous attend après. En quittant la Birmanie par voie aérienne depuis l’aéroport international de Mandalay, nous avons eu le droit à un dernier échantillon de tout ce que la Birmanie offre de meilleur… et de pire !

Se restaurer à l’aéroport

Street food sur mini chaises en plastique

De la rue à l’aéroport, il n’y a qu’un pas !

Envie d’un dernier repas avant de partir ? Pas de soucis, il y a tout ce qu’il faut ici. Mais ne vous attendez pas à un petit Burger Roi ou autre Etoilebucks qui inondent tous les autres aéroports. Ici, on est fidèle à la tradition locale et à la street food (qui pour l’occasion pourrait être rebaptisée gate-food) ! Au choix, riz sauté ou Myanmar food préparés comme d’habitude, sous vos yeux avec des petits réchauds (on n’a pas bien vu s’ils osaient le petit feu de bois. Probablement…). Et pour vous asseoir vous aurez la chance d’avoir quelques tabourets et tables miniatures en plastique comme à l’accoutumée (pourquoi changer une équipe qui gagne ?).

Utiliser les toilettes de l’aéroport

Après un bon repas et avant un vol, quoi de plus normal que de se rendre aux toilettes ? Nous avons eu la chance d’être escorté par un vigile dans cette périlleuse aventure (car en fait il fallait passer dans un couloir détourné qui aurait pu nous permettre d’éviter les contrôles de sécurité). Bon, on va vous passer les détails mais il faut avoir le cœur bien accroché, et pas très envie de se laver les mains : les lavabos sont soit bouchés par du riz, soit occupés avec de la vaisselle qui trempe ! Mais les sourires des cantinières qui trouvent si naturel de venir faire la vaisselle ici vous feront sûrement oublier ce qui vous, vous étonne !

Coupures d’électricité

J’oubliais de préciser que dans les toilettes avec un peu de chance vous ne verriez peut-être pas trop la saleté puisque vous y serez dans le noir. Durant tout notre séjour en Birmanie nous avons eu de l’électricité de façon aléatoire : il semblerait qu’à l’aéroport de Mandalay il n’y ait pas non plus de générateur prenant le relais en cas de panne intempestive. Ça doit être sympa dans l’avion : « Tour de contrôle, ici tour de contrôle. Vous p……grrr brrrj kkkj » « Merde, Georges, ça a coupé ! Y a rien à droite ? Ok, on a qu’à y aller alors ! C’est parti mon kiki !!! ». Ou de nuit : « Eh Georges, tu vois la piste là ? Parce que tout s’est éteint d’un coup ! »

Contrôle de sécurité birmanie style

Avant tout vol, chacun a l’habitude de prendre ses petites précautions pour ne pas être em*** au moment des contrôles divers et variés. Pour une fois, j’avais pensé à tout : couteau suisse rangé en soute, pas de produit liquide, pas de badges épinglés sur le sac, pas de barrettes à cheveux qui sonnent… On a même bu quelques gorgées de notre eau birmane avant de l’abandonner par habitude avant le portique. Je passe sans sonner (victoire !), Nico sonne et JE suis fouillée, enfin… une dame effleure une de mes poches de pantalon et fait signe de passer. Quant à Nico, il récupère déjà son sac sans avoir eu besoin de montrer ni téléphone portable, ni appareil photo, ni ordinateur. Nous avançons de quelques mètres pensant la formalité terminée et là, un agent nous rappelle en venant à notre rencontre. Mince, qu’avons-nous fait ? Il venait juste gentiment nous rapporter la bouteille d’eau que nous avions oubliée !

Un dernier adieu

Tracteur en Birmanie, conducteur qui fait coucou

Des coucous partout

Ça y est, nous sommes installés dans l’avion, le cœur un peu serré de cette première page qui se tourne. Nico fait sa petite blague habituelle alors que l’avion prend la direction de la piste. « Je ne savais pas qu’on y allait par la route ». Je regarde par le hublot une dernière fois, et là, ce fut le comble du bonheur : un birman avait garé sa mobylette le long de la piste et nous regardait attentivement avec une main levée espérant un coucou. Il ne m’en fallait pas tant pour le saluer depuis mon hublot. J’ai vu alors son sourire s’épanouir et sa main s’agiter pour me répondre. C’est donc avec une magnifique dernière impression que je décolle de Birmanie.

6 réponses à “Aéroport de Mandalay : un condensé de la Birmanie”

  1. lili la meilleure grande soeur de la terre dit :

    hé ben, juste un tout petit article comme ca, en ce lundi matin, m’a suffit… presque les larmes aux yeux tiens…

  2. tifleur dit :

    Génial! Et dire que demain, nous volerons pour être un peu plus près des étoiles, euh de vous! (mais toujours au jardin de lumière et d’argent.)

    Un bien joli récit comme j’aimerais en avoir plein pour le mois prochain 🙂
    tifleur Articles récents : Gâteaux de CarottesMy Profile

  3. Bicou dit :

    Ravie de voir que ce petit condensé vous a fait sourire. Dire que j’ai failli ne pas l’écrire car sur le moment, on trouvait ça tellement fidèle à la Birmanie, qu’on n’a pas pensé à faire des photos (donc on n’a pas d’illustrations) !

  4. Benichou dit :

    Les toilettes de l’aéroport étaient dans le même état quand j’y suis allé… Bon ce n’est pas…insalubre, c’est juste… un peu sale… 😀

  5. Bonjour,

    Pouvez vous me dire le prix des bus ou taxi entre l’aéroport de Mandalay et le centre ville.
    J’ai entendu parler de navettes aussi ??
    Merci pour votre aide.
    Cordialement
    Catherine

    • Nico dit :

      On l’avait payé assez cher ce taxi car on l’avait réservé à l’hôtel (il nous restait des sous) …
      Pour les navettes, nous n’en avions pas entendu parlé. Sans bonnes infos, c’est peut-être chaud surtout pour prendre un avion même si l’aéroport est vraiment à l’arrache 🙂
      Bon voyage !

Laisser une réponse

CommentLuv badge
 

top
Lire les articles précédents :
Bagan et ses montgolfières
Bagan la magnifique, Bagan la merveilleuse

Notre première expérience de Bagan fut mauvaise et décevante : chaleur, poussière, carte incohérente : on en chiait ! Et...

Fermer
Suivez-nous !

Recevez chaque nouvel article directement par email.

Vous pouvez également nous suivre depuis notre flux RSS.