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Pak Chom : une escale entre Nong Khai et Chiang Khan

Trajet de Nong Khai à Chiang Khan avec une nuit à Pak Chom

  • Nong Khai – Pak Chom : 80 THB
  • Pak Chom – Chaing Khan : 45 THB puis 20 THB

Un trajet presque direct via Pak Chom

De Nong Khai à Chiang Khan, il existe un transport direct : un petit bus vert brinquebalant relie en effet ces deux villes. Le départ de celui-ci à lieu à 7h30. En arrivant à 11h10 à la gare de bus, nous étions donc un peu en retard pour l’attraper… Nous avons d’ailleurs aussi loupé celui de 11h ! Il ne nous restait plus qu’à attendre celui de 15h. Grâce aux mimes de la dame vendant les tickets, nous avons bien compris qu’il nous faudrait dormir à Pak Chom puis continuer la route le lendemain matin. Conclusion : quatre heures d’attente pour prendre un bus puis une nuit dans une ville étape.

Sur le quai d’en face, un bus se prépare pour aller à Phuket (24 heures de bus). Pendant quelques minutes on se demande si on ne serait pas plus efficace en sautant dans ce bus, histoire de se rappeler à quel point on aime improviser ! Réflexion intense… J’ai bien aimé la découverte du Mékong pendant notre séjour à Nong Khai, je suis sûre que celui-ci peut encore nous réserver de belles surprises, attendons le bus de 15h !

Le bus vert

Un antique bus vert

Après avoir bien exploité notre temps d’attente dans un café avec vue sur le Mékong et possédant du wifi (c’est bon, nous avons organisé un peu la suite de notre parcours dans le sud de la Thaïlande), nous retournons au petit bus. Il est tel que nous nous y attendions ! Pour moi, il est chargé en promesses d’un beau voyage : tout vieillot, tout pourri, avec des ventilateurs hors d’âge au plafond et des poules vivantes dans le fond !

Nous rigolons quand même un bon coup en comparant les bus de l’affiche avec la réalité.

Un trajet magnifique

Seulement 150 kilomètres séparent Nong Khai de Pak Chom. Il faudra pas moins de cinq heures au bus pour les parcourir… Ces cinq heures ne furent pas perdues, loin de là. Une fois la région de Nong Khai quittée, nous avons commencé à longer le Mékong. Plus nous avancions vers l’ouest, plus les paysages étaient beaux, à mon goût.

Ces temps de trajet font intégralement partie du voyage : ce sont des moments de découverte et de plaisir. Ce sont aussi des moments permettant de profiter d’ici, là, maintenant. Pendant ces trajets j’aime laisser vagabonder mes idées portées par le vent, par le Mékong, par les paysages… Bref cinq heures de bonheur ! Je pense garder longtemps à l’esprit cette toute fin de trajet paisible où le crépuscule laissait doucement place à la nuit, où les nuages s’accrochant aux sommets des collines laissaient tomber leurs premières gouttes et où tout à coup le charme s’est rompu.

Les enceintes du bus se sont réveillées violemment pour lâcher des accords de guitare électrique assourdissants. Un éclairage digne d’une boîte de nuit s’allume. Bref, une autre atmosphère est née ! Nous finirons donc ce trajet avec une musique à décorner les bœufs ! Notons que la puissance de la sono conjuguée aux lumières surpassaient de loin celle du moteur.

Une nuit à Pak Chom

Durant les derniers kilomètres en musique, nous nous demandons si pour la première fois nous n’allons pas dormir dehors… En effet, aucun hôtel n’est indiqué sur notre carte et nous sommes en rase campagne depuis longtemps ! C’était sans compter le Banaan hotel dont j’ai entraperçu le panneau juste avant d’arriver à la gare du bus !

La nuit est maintenant totalement tombée, la pluie de la mousson commence doucement mais sûrement, et nous marchons le long de la route non éclairée avec l’espoir de retrouver ce panneau entraperçu dans le bus… Quel soulagement, il y a bien un hôtel et surprise, avec des chambres d’un excellent rapport qualité / prix (eau chaude et minibar) ! Ce ne sera pas encore ce soir que nous n’aurons pas de quoi dormir 😉 !

Une dernière étape

Le lendemain, la dernière partie du trajet sera à nouveau haute en couleur. Depuis la gare de Pak Chom nous empruntons un petit bus-camion en direction du sud (il faudra un dernier changement pour atteindre Chiang Khan). Quasiment à l’instant où nous montons dans le petit bus, la pluie de mousson s’abat sur nous. Le conducteur décide de descendre les bâches (non sans nous arroser un petit coup au passage) puis de les remonter aussi sec. Pourtant il risque à tout moment de tomber une prochaine grosse averse !

À nouveau le trajet nous offre des belles vues, mais surtout un bon moment épique. En catastrophe nous mettons les housses de nos sacs car la pluie, qui s’était certes arrêtée l’espace d’un instant, se remet en effet à tomber de plus belle. Je me demande alors avec bonheur : pourquoi prenons-nous autant de plaisir à nous retrouver dans de telles situations ?

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