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Phu Wiang et son parc national des dinosaures

Pas fâchés de quitter Khon Kaen, nous visons Phu Wiang et ses dinosaures pour notre prochaine destination. Le transport pour s’y rendre depuis Khon Kaen est assez simple : un bus direct à 50 THB nous y emmène facilement. Une fois de plus, nous sommes les seuls touristes à bord et à nouveau les personnes du bus se préoccupent de nous. Arrivés à Phu Wiang, ils nous indiquent où aller pour trouver un hôtel et semblent aussi nous proposer l’option d’un minibus pour aller au musée des dinosaures… La suite de cette étape nous montrera que ce n’était pas si simple que ça en avait l’air à première vue !

Dormir et manger à Phu Wiang

Nous suivons donc l’indication donnée et nous trouvons facilement un petit havre de paix, le Pruksa Garden Hotel. Pour 500 THB par nuit (petit déjeuner inclus), nous avons un immense bungalow avec vue sur les rizières, tout ce qu’il y a de plus charmant ! De quoi passer deux jours au calme pour mon plus grand plaisir ! La terrasse extérieure permettant de profiter de la vue reposante sur les rizières m’aurait presque donné envie de rester un jour supplémentaire pour y lire un troisième roman…

Pour nous régaler le soir venu, nous n’avons pas besoin de nous aventurer bien loin et allons au restaurant situé juste en face de l’hôtel. Les restaurateurs comprennent rapidement que nous n’allons pas réussir à leur parler, mais nous communiquons tout de même facilement : nous sommes ici pour manger ! Nous regardons attentivement comment procèdent les locaux et nous nous régalons d’un super barbecue / fondue thaïlandaise.

Juste en ayant profité de la vue depuis le bungalow et de la découverte de cette super spécialité culinaire, je suis enchantée par cet arrêt dans cette petite bourgade de moins de 8000 habitants.

Tenter d’aller à la rencontre des dinosaures

Le lendemain, pour aller voir les dinosaures, les choses se compliquent tout de même un tantinet. La veille, on nous avait prévenu que ce n’était pas évident de louer un scooter. Pourtant, dans notre souvenir, il nous semblait qu’en Thaïlande c’était une chose assez courante et assez facile. Mais en effet, à Phu Wiang, nous n’y arrivons pas !

Direction donc la gare de bus où un nouvel échec nous attend. Nous comprenons qu’en réalité nous devons tout simplement prendre depuis le centre ville un tricycle pour aller au musée. Retour donc sur l’artère principale. Sauf que là, chose inattendue, les conducteurs de tricycles que nous hélons rigolent quand nous annonçons notre destination…

Dernier recours qui a bien souvent fait ces preuves : avancer dans la bonne direction et attendre un transport local, collectif ou individuel qui semble aller dans le bon sens. Postés sous le panneau indicateur du musée, le message semble assez clair sur nos intentions ! Une personne très sympathique s’arrête pour tenter de nous aider. Elle comprend où nous voulons aller et commence à nous aider en discutant avec les garagistes situés non loin de là : ah mais non, nous ne voulons pas acheter une moto, juste la louer !!!

Au bout d’un certain temps et d’un temps certain, nous finissons par nous demander si nous n’allons pas plutôt passer la journée à jouer à Carcassonne sur notre terrasse, quand, de façon inespérée, quelqu’un vient à notre rencontre pour nous proposer de nous y emmener en moto ! Déception tout de même quand nous commençons à parler prix : le tarif nous parait exorbitant (500 THB)… Vu que cela fait déjà plus d’une heure trente que nous multiplions les essais infructueux et les aller-retours vains, nous acceptons en nous assurant, avec de nombreux mimes, qu’il nous attendra (de toute façon on ne paye pas avant, donc s’il veut son argent, il a tout intérêt à nous attendre) et que le prix n’augmentera pas pendant l’attente.

Enfin nous montons à 3 sur le scooter. Nous savons tout de même pertinemment qu’avec un tel moyen de transport notre journée ne pourra pas être réellement à notre image… Je vois les empreintes de dinosaures fléchées à quelques kilomètres s’éloigner puisqu’elles ne sont pas tout à fait sur la même route que le musée… Arrivés au musée, tout semble fermé ! Notre conducteur ne prend pas la peine d’essayer de communiquer avec nous et repart immédiatement pour nous déposer à l’entrée du parc national. Cela m’arrange, en réalité c’est là, plutôt qu’au musée, qu’on voulait aller !

Le parc national des dinosaures de Phu Wiang

Le personnel du parc national ne parle pas un mot d’anglais et nous n’arrivons pas à savoir si le musée est ouvert. Heureusement, en payant le droit d’entrée (du parc, pas du musée hein puisqu’il était fermé), on reçoit une petite carte des sentiers permettant d’accéder aux différents sites. Nous montrons bien à notre chauffeur ce que nous allons faire et où il doit nous attendre.

Le parcours prévu permet d’allier petite balade, points de vue et arrêts « os de dinosaures« . Nous attaquons donc la première petite montée du sentier balisé, sentier dépourvu de touristes mais chargés de moustiques en mal de visiteurs ! Le ciel est plutôt chargé et les pierres glissantes de l’humidité ambiante, mais pas une seule goutte de pluie ne viendra gâcher notre petit trip archéologique (contrairement aux coups de soleil qui apparaitront le soir comme par enchantement). Le parcours est jalonné de quelques panneaux explicatifs (en anglais) et surtout de quelques fossiles protégés par des installations récentes mais déjà désuètes. Ce n’est peut-être pas l’attraction touristique la plus époustouflante que nous ayons eu l’occasion de découvrir, mais je prends beaucoup de plaisir à profiter de ce lieu.

Croyant bien faire (ou ne voulant plus nous attendre), notre conducteur vient en moto à notre rencontre sur les chemins de terre pour nous ramener en ville. Cela confirme notre sentiment du début de journée : nous n’apprécions pas être dépendants de ce type de transport. Finalement cette sortie me restera donc en mémoire comme un souvenir en demie teinte : le sentier et les fossiles de dinos, c’est cool, mais devoir y aller avec un chauffeur qui nous attend, qui ne fait des efforts que pour comprendre le tarif de sa course et qui ne nous donne pas l’occasion d’aller voir les empreintes de pas, beaucoup moins ! À quand un road trip en Issan pour pallier ces difficultés ?

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