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Sugar beach ou l’art de ne rien faire

Sujet du jour (mais aussi d’hier, d’avant hier et peut-être de demain) : la procrastination ! Vous avez 240 heures !
Franchement à Sugar Beach, 240 heures passent si vite qu’après concertation intense, nous avons décalé notre départ prévu dimanche matin à lundi… On est expert ou on ne l’est pas !
Reste que cette soirée qui devait être la dernière sur la côte ouest de Negros sera passée devant l’ordi pour établir un compte-rendu non exhaustif de nos principales activés philippines.

Ne rien faire

Le but de venir ici quelques jours au début de notre périple était clairement celui-là : ne rien faire. Cependant après de longs et intéressants débats sur la chose, il semblerait que cette expression n’ait pas le même sens selon le Bicnic qui parle. Pour moi ne rien faire, c’est… ne rien faire ! Ce n’est pas compliqué : à la limite c’est être dans un hamac (et encore souvent cela induit de se balancer donc de faire quelque chose) et de révasser (ce qui est aussi faire quelque chose). Pour Nico ne rien faire c’est suivre le programme détaillé ci-dessous. Pour trouver un compromis, allons-y pour ne pas faire grand chose !

Se baigner

Sugar Beach de jour

Sugar Beach de jour

Il faut savoir qu’à Sugar Beach un de mes plus grands plaisir est la baignade. Cette plage est juste une immense piscine chauffée tapissée uniquement de sable, de sable et de sable.
Se baigner sans se faire de frayeurs c’est encore mieux. (Je sens que je perds mes lecteurs donc roulement de tambour, moment de stress à Sugar Beach en perspective)
Quand nous partons nous baigner nous gardons souvent les clefs de notre cabane avec nous : on les mets sous les tongs, parfois un peu ensablées et hop, à l’eau. Vous vous doutez déjà de la suite ? On sort de notre petite baignade et je dis à Nico “Bah dis donc, j’avais bien planqué les clefs, on voit même pas la corde qui dépasse !” (oui, moment de fierté inutile). La suite se précise ? Evidement en soulevant les tongs, que du sable à l’horizon. Je commence à creuser comme une folle tout autour, et ce sans résultat. Devant cette mer de sable j’envoie Nico à la cabane vérifier que personne n’est en train de nous dépouiller de nos brosses à dents, nos chaussettes ou si c’est quelqu’un de logique notre argent et note ordinateur. Je respire un grand coup et me dis d’arrêter de paniquer (ce n’est pas comme si c’était la première fois qu’on s’enfermait dehors en voyage, au moins cette fois ce serait de ma responsabilité pour changer;-)). Avec calme et sérénité j’analyse la situation et réalise que nos tongs ont été déplacées, c’est sûr nous étions plus loin. Une petite recherche des traces de pieds menant à la mer m’aura guidée sur la bonne voie et c’est avec le sentiment d’avoir gagné une épreuve d’immunité de Pékin Express que je retrouve les clefs plus que bien ensablées !

Morale : soit on laisse ses clefs à l’accueil (mais comment dire qu’il n’y en a pas vraiment ici), soit on se baigne sur des plages assez tranquilles pour qu’il y ait très peu de traces de pieds fraiches !

Manger, discuter, lire, discuter sur ce qu’on a lu, dormir puis recommencer

Bon à part le fait que pour nous au Driftwood Village il faut obligatoirement goûter les pinakbet (légumes cuits dans du lait de coco) et le curry rouge, tout est dans le titre ! Ah si, et que les liseuses électroniques ont révolutionné la lecture en voyage : pour le poids d’un livre j’en ai déjà dévoré 4.

Vue extérieure de notre cabane au Driftwood Village (Mynah bird)

Vue extérieure de notre cabane

Notre cabane au Driftwood Village (Mynah bird)

Notre cabane au Driftwood Village (Mynah bird)

Jouer

Là on arrive à un point essentiel de contradiction entre les Bicnic sur la notion de ne rien faire : enchaîner des parties de Carcassone et de backgammon (c’est d’ailleurs ici en 2013 qu’on a appris à y jouer), est-ce vraiment ne rien faire ? Si on compte les parties de beach volley ou les heures d’entraînement sur le cube pour Nico, on commence à totaliser un nombre impressionnant d’heures de jeu. Le seul problème reste le ligretto : au bord de la mer, y a trop de vent !

Backgammon

Backgammon

Carcassonne

Carcassonne

Profiter du coucher de soleil

Highlight de ce lieu. Objectif de la fin d’après-midi : être à l’heure pour le coucher de soleil, tous plus beaux les uns que les autres. Un des meilleurs moment de la journée. Évidement nous n’avons pas de photo des plus beaux, on vous laisse aller juger par vous même.

Coucher de soleil

Coucher de soleil

Coucher de soleil

Coucher de soleil sur Sugar Beach

Et malheureusement s’indigner

S’indigner est un peu fort, s’étonner et se questionner suffiront. En ce moment, c’est la haute saison et le village est vraiment bien peuplé. Entre les personnes qui y dorment comme nous ou ceux qui sont de passage au resto il y a toujours du monde dans la cabane commune (enfin quand nous on y est pour boire ou manger ou jouer…). Mais il y a aussi autant d’ordi, de téléphones et de tablettes – voir plusieurs pour la même personne. Malgré la précision des proprios (les wifi spots sont supposés être dans les chambres et sur la plage) tout le monde est ultra connecté en permanence. Alors oui, nous aussi puisque je suis en train de raconter notre voyage sur notre blog, mais nous ne passons pas nos journées sur l’ordi.

C’est une vrai prise de conscience pour moi que de voir tous ces couples qui ne s’adressent même pas la parole, ces amis en vacances qui postent des photos à tout va et ces familles qui ne sont quasiment pas ensemble. Le réseau social virtuel tuerait-il la relation humaine ? Est-il plus important de vivre ou de montrer que l’on croit vivre ?

Après le sujet d’ouverture sur la procrastination, je nous laisse donc réfléchir sur ces questions puis comprendre et décider : dois-je continuer à vous écrire et vous à me lire ? Si la réponse est oui des deux côtés, alors rendez-vous pour nos futures aventures probablement à Dumaguete ou l’île de Siquijor.

3 réponses à “Sugar beach ou l’art de ne rien faire”

  1. Kushi dit :

    Mais du coup j’ai pas compris l’histoire des clés. Elles ont été déplacées intentionnellement par quelqu’un d’autre ? Ou c’était un autre jeu non mentionné dans la liste et c’est Nico qui les avait cachées 😉

    Sinon moi je vous lis, pas sur une plage et ni en famille mais pour faire des pauses entre les heures de travail et ça me detend bien. Donc tu peux continuer à écrire !

    Bises à vous deux.

    • Bicou dit :

      Pour les clefs, nous non plus n’avons pas très bien compris… Les clefs étaient bien là où je les avais « bien » cachées mais les tongs avaient été déplacées. Sûrement par erreur : il y avait un groupe de Philippines venues à la journée. Au moment de partir elles ont dû croire que les tongs appartenaient à leurs amies qui se baignaient encore… Bref que d’aventure 😉

      Et si notre détente te détend, alors faut que je m’y remette !

  2. TiFleur dit :

    Bah évidemment que tu continues d’écrire! Faut bien que tu fasses voyager les feignasses (moi) et les peureux (Math).

    Sinon, c’est quoi cette photo de Nico? Il peut pas faire une jolie tête comme il sait faire… parfois?

    C’est quand même bien cool ce que vous vivez et ce que vous nous partagez. J’ai un peu l’impression que c’est notre dîner du mardi. Si tu postes un artik tous les mardis, wallah que je serais heureuse! Si si, il m’en faut peu!

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