Wire Pass et Buckskin Gulch

Wire Pass et Buckskin Gulch

Surpris, interessés et emballés par notre découverte des slots canyons en Utah, puis émerveillés par the wave, nous voilà de retour dans les Vermillon Cliffs pour descendre puis remonter une petite partie de Buckskin Gulch.

Un permis pour Wire Pass et Buckskin Guch

Comme la veille, nous devons avant toute chose rouler sur une piste pendant 26 miles pour accéder au parking du Wire Pass. Cette fois, pas besoin de gagner un permis à la loterie, il suffit de l’acheter au trailhead (6 dollars par personne, penser à prévoir la monnaie) et mettre le coupon détachable sur le tableau de bord. N’oubliez pas également de vous enregistrer, c’est obligatoire et je pense que ça peut aussi – dans le pire des cas – vous sauver la vie !

Se renseigner sur les flash-floods

Avant d’aller arpenter un canyon, la première chose à faire est de s’informer sur les risques d’orage. En effet, dans un canyon en fente, si l’eau se met à monter soudainement, et même s’il ne pleut pas au-dessus de votre tête, il y a sincèrement peu de chances de pouvoir s’en sortir. Nous avions donc la veille dû téléphoner au bureau du BLM à Kanab pour savoir si la météo était favorable. Ok, m’a t’on répondu. Sauf que tout de même, au retour de notre randonnée, nous avons croisé un ranger qui venait informer tous les randonneurs qu’une alerte aux inondations venaient d’être lancées une heure avant : il déconseillait fortement donc de camper si c’était notre intention. D’où la nécessité de s’enregistrer !

Passer quelques obstacles…

La randonnée commence comme la veille par une marche facile dans le wash. Nous y croisons des personnes en sens inverse et sommes impressionnés par l’heure à laquelle elles ont dû partir pour déjà revenir. Non, en fait au wire pass un obstacle leur a semblé trop dur à passer : nous avons hâte d’y être pour juger par nous-même ! En attendant, dès que nous entrons dans le canyons, je suis envoutée par cet endroit : les parois rapprochées polies par le passage de l’eau sont magnifiques.Nous progressons sans peine et arrivons au fameux obstacle. En réalité pour nous rien de bien difficile et même s’il faut un peu faire attention, il n’y a pas un mur de 3 mètres comme nous l’annonçait la personne que nous venions de croiser ! Nous poursuivons notre avancée et découvrons le mur de pétroglyphes (un peu decevant) et enfin débouchons dans le Buckskin Gulch

.… puis, se mouiller les pieds !

Nous savions qu’il y aurait de l’eau puisque de nombreuses flashflood ont eu lieu récemment : on nous avait annoncé jusqu’à la taille. Cependant, arrivés devant la première flaque, ou plutôt piscine en réalité, on prend le temps de réaliser ce qui nous attend. Je mets doucement mon pied dans l’eau (ça fait toujours bizarre de s’immerger dans une mare opaque) mais, mais, mais, je fais demi-tour ! J’ai fait juste un mètre et j’ai de l’eau quasiment à la taille ! Cette fois on a été obligé de prendre nos gros sacs (on a beaucoup d’eau potable avec nous et pour une fois l’appareil photo) ) donc pas question de les immerger. Je pose le sac et retente la traversée : pour la première piscine, ce n’est pas de l’eau à la taille qui nous attendait mais jusqu’au haut de la poitrine ! Bon ben ça c’est fait, je n’ai plus du tout trop chaud en sortant de l’autre côté 😉

Profiter de ce lieu incroyable

Maintenant que nous sommes mouillés jusqu’au cou (mais pas les sacs, ouf), le plus dur est fait. En fait nous ne le savions pas encore mais cette première piscine était la plus profonde de la journée. Notre avancée dans le canyon fut donc lente mais spectaculaire. Les passages très étroits s’enchaînent, et puis tout à coup sans savoir pourquoi, le canyon s’élargit : de quoi se faire un peu sécher au soleil. En tous cas, c’est sûr aucune échappatoire possible à ce canyon : les parois sont les plus hautes que nous ayons vues jusqu’alors et sont infranchissables. Elles sont d’ailleurs marquées par les traces de boue de la dernière inondation sur plus de trois mètres de hauteur… On se sent tout petit dans cet environnement !

Nous nous étions fixés une heure de retour obligatoire mais il a été difficile de se décider à rentrer. L’envie de progresser encore et encore était en effet très alléchante. Finalement, le retour a été beaucoup plus rapide que l’aller : en effet nous savions que toutes les piscines pouvaient être passées sans nager et nous n’avons pas perdu de temps à les passer une première fois sans les sacs pour s’assurer du chemin. Un peu d’action nous attendait tout de même pour revenir, puisqu’on a croisé un (petit mais dangereux) serpent à sonnette ! Bref, c’était encore une magnifique journée de voyage parmis tant d’autres.

Maintenant, nous savons que nous reviendrons dans ce coin du monde pour découvrir la confluence de ce canyon avec la Paria River, reste à savoir qui sera avec nous pour cette folle aventure de plusieurs jours ? Si ce récit, vous donne envie d’aller y jeter un oeil à votre tour,  rendez-vous d’abord au visitor center de Kanab pour avoir plus d’informations actualisées sur l’état des routes, de la météo et des canyons qui peuvent changer à chaque inondation.

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